La paille est bâchée : pas sans mal, merci encore monsieur Mistral ! Enfin, tant qu’il est là ce vent, il ne pleut pas, alors ne nous plaignons pas.
On organise une journée transport à plusieurs histoire d’en récupérer le plus possible.
La journée s’annonce efficace. Jean-Yves, un ami agriculteur part le matin à 6H00 pour être à 7H00 à Ste Jalles, sur le lieu de rendez vous (25 km) avec son Massey Fergusson et une remorque (il n’est pas trop dans les clous pour aller aussi loin à 25km/h avec son tracteur car le gyrophare sera caché par la paille mais bon, il va nous limiter sérieusement le nombre de transports.)
Il y a notre pote maçon, et des amis à lui (que l’on ne connaissait pas) qui sont là aussi. Quel convoi ! On ne passe pas inaperçu mais qu’est ce que ça sent bon !!!
Une montagne de paille! Là aussi on a vu grand, je me fait charrier car c’est moi qui ai fait les calculs mais tant pis. J’ai compté pas mal de marge en ballots mais Fabien nous a dit que ce que je ne prenais pas il le broyait dans son champ et qu’après ce serait difficile d’en retrouver s’il en manquait.
Et puis on a notre maison et un poulailler à faire…Au diable les mauvaises langues.
Le safre drainant de l'eau à plusieurs endroits au niveau des fondations nous voilà partis dans de nouvelles opérations. Enduits, bitume pateux, pose de protections de soubassement(rouleau de plastic"pastillé" permettant à l'air de circuler )et drainage (drain agricole) sur les soubassements qui seront enterrés. Là aussi quand il fait chaud, ç’est pas le bonheur à passer ce « truc noir », on s’en met plein le nez.
Heureusement Sabrina ma « cops » québécoise est venue me donner un coup de main pour le gros mur. Cette tâche était physiquement plus à la portée des minettes (ce qui ne nous a pas empêché de monter quelques agglos).
Là encore, merci Papi pour ce qui va suivre. Installation des évacuations PVC (WC§ Co), en sous sol avant la pose de la dalle, préparation de la dalle et pose des regards.
En parlant de regard, j’ai eu la bonne idée de porter un regard en fonte en étant chaussée avec des claquettes dans un escalier en terre particulièrement glissant…Et une entorse ! Pratique…Bref, une attelle pour trois semaines (avec laquelle je pouvais marcher quand même un peu) et la ferme intention de mettre mes vieilles chaussures de montagne qu’il fasse 40° ou non.
Pour le garage, on recommence sauf que ce sera un radier et non une dalle. Du coup, il faut faire des fondations aussi larges qu’un ballot à plat enduit (~50cm). Nous décidons avec l’accord d’Alain de mettre deux agglos de 20(sur la semelle béton de 40 x 60), de mettre les quelques ferrailles aux milieu : espace de 10cm qui sera rempli de béton, ça permettra de limiter un peu la quantité de béton car le sol "dur" est encore bas.
Que de ferraille et de béton, ce n’est pas terrible mais enfin, il parait que notre terrain ne nous permettait pas autre chose.
Ben dis donc, il est profond ce sol dur….Enfin, après discussion on se dit qu’on aura une jolie cave.
Comme le prix de la ferraille s’est envolé et que nous avons déjà un budget fondation conséquent, nous voilà parti à découper et à plier toutes nos ferrailles, j’avoue que là, je laisse cette tâche aux bons soins de Steph, c’est vraiment pas passionnant et un peu rude.
Le béton arrive.
On dirait des fondations de château ! On leur a pourtant dit que c’était une maison légère, on leur a montré des bouquins, le DVD de La Maison en Paille…mais, pour l’assurance, la décennale et bla bla bla, ils nous ont dit que si notre maison avait un « accident »… (Le grand méchant loup risquerait peut être de passer) on aurait toujours la possibilité de refaire en dur…..Incroyable ces maçons traditionnels. Enfin ils sont un peu inquiets, mais bon, le chantier avance.
Les fondations sont coulées, à nous maintenant de monter la partie semi enterrée de la maison, en agglos. Là aussi, c’est lourd, c’est dur, et c’est mouillé. Mais, il fait beau et chaud alors le moral suit bien.

Permis accepté le : 31 Janvier 2005
Bon alors au travail maintenant on peut y aller !!!
Tout d’abord voir quand il est possible de commencer pour Alain (le maçon)….Forcément, après l’étude de BA qui elle même nécessite une étude de sol. En plus n’ayant eu aucune certitude sur l’obtention de notre permis pendant plusieurs mois, il va maintenant falloir faire avec les disponibilités de chacun. Encore un peu de patience, on est quand même sur la bonne voie.
Patience, patience, patience…
En attendant on règle le problème de l’assurance pour les copains qui vont venir nous donner un coup de main sur le chantier.
Les Castors nous proposent un contrat, mais comme je suis déjà affiliée à une assurance (la Filia Maif )pour notre maison actuelle (location), et que je n’ai pas envie de m’éparpiller, je leur demande s’ils peuvent me proposer quelque chose d’équivalent au contrat des Castors. Et, ils acceptent : tout va bien.
Il nous reste aussi à trouver un charpentier qui voudra bien accepter de nous faire nos plans de réalisation à un prix correct. Steph est ébéniste et pas charpentier, alors pour le calcul des charges, des sections, de l’emplacement des contreventements on préfère se faire aider.
Nous avons trouvé et c’est tant mieux !